
| Le foncier comme bien commun |
Très vite, un sujet central s’est imposé à nous : les terres agricoles, les espaces naturels, certains équipements collectifs ou infrastructures locales jouent un rôle fondamental dans la capacité d’un territoire à rester vivable et ne devraient pas dépendre uniquement des logiques spéculatives ou des trajectoires individuelles.
Comment les préserver durablement afin qu’elles restent au service du vivant, de l’alimentation et des générations futures ?
Depuis octobre 2024, nous menons une réflexion sur un outil capable de protéger durablement le foncier agricole tout en permettant qu’il supporte des activités économiques locales et des usages évolutifs, coopératifs, ancrés dans le temps long et l’intérêt général.
Car la terre nourricière joue un rôle fondamental dans notre autonomie collective locale.
Voir l’article : La Voix du Midi – 31 octobre 2024
L’idée portée aujourd’hui par RéAGIR est de permettre de sortir certaines terres des logiques spéculatives et d’en faire des biens communs territoriaux.
| Cela ne signifie pas |
“Achetons des terres pour les cultiver nous-même.”
| Cela signifie |
“Achetons des terres pour les sécuriser durablement et permettre que s’y développent des activités économiques agricoles orientées vers l’intérêt collectif local et la préservation du vivant.”
| Dissocier propriété et usages |
Afin de permettre à des projets variés d’exister dans un cadre plus stable et plus résilient sur le long terme.
Dans cette logique, le foncier devient un support garanti :
| d’activités agricoles cohérentes portées par des maraîchers ou des jeunes agriculteurs et éleveurs engagés dans une démarche de production en circuit court |
| d’expérimentations locales |
| de coopération entre acteurs du territoire |
| de transmission intergénérationnelle |
Avec pour objectif de préserver, dans le temps, une cohérence d’usage autour des valeurs :
| de respect du vivant |
| de préservation des terres nourricières |
| de sobriété dans les usages |
| de diversité des activités et des paysages |
| d'ancrage territorial |
Racheter collectivement, c’est éviter que ces espaces rebasculent demain vers des logiques purement spéculatives ou des modèles de monoculture intensive déconnectés des réalités écologiques et humaines du territoire.
| Une micro-foncière citoyenne |
Pour concrétiser cette démarche, un travail est actuellement mené autour de la création d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif ) à capital variable.
L’objectif n’est pas de construire un outil financier classique, ni une structure spéculative ou lucrative.
En nous appuyant sur des expérimentations de tout type existant aux 6 coins de la France, nous avons posé les bases d’un modèle qui se veut reproductible et pouvant accompagner, demain, différents projets partageant des objectifs compatibles :
| l’acquisition citoyenne de terres agricoles ou naturelles |
| leur protection dans la durée |
| la dissociation entre propriété foncière et activités exercées sur place |
| la création d’un cadre collectif résilient face aux aléas individuels ou économiques |
| l’alimentation locale |
| la préservation du vivant |
| la résilience territoriale |
• la coopération
• la transmission
• la sobriété dans les usages
| Un projet de territoire |
La réflexion autour de cette SCIC foncière s’inscrit dans une démarche de coopération visant à construire un véritable projet territorial, et non un projet uniquement porté par un collectif motivé isolé.
Les schémas ci-dessous présentent les grandes lignes du projet actuellement à l’étude et les mécanismes envisagés pour articuler foncier, activités économiques, actions d’intérêt général et implication citoyenne.
Voir aussi : Les statuts en cours d’écriture
| Rejoindre la réflexion |
Toutes les personnes souhaitant contribuer à concrétiser cette SCIC, nourrir la réflexion ou participer à cette démarche sont les bienvenues.